UFC-Que Choisir du Vélinois - Pays Foyen

DEMARCHAGE PAR TELEPHONE

 

En général, c’est à un mauvais moment, à l’heure de se mettre à table par exemple, que votre téléphone sonne. A l’autre bout du fil, une personne se présente, soucieuse de vous faire bénéficier de certains avantages tels que crédit d’impôt, économies d’énergie etc, mandatée par des sociétés comme Orange, EDF, ou par la mairie de votre village par exemple, et vous propose un contrat pour une installation de panneaux photovoltaïques, une assurance complémentaire, un abonnement téléphonique ou toute autre chose dont vous n’avez pas besoin.

Selon les 11972 réponses à un questionnaire diffusé par l’UFC Que Choisir sur internet du 27 octobre au 9 novembre 2016, les Français disent recevoir en moyenne 4 appels par semaine. 71% déclarent être souvent démarchés à l’heure du déjeuner, 91% trouvent ces appels très agaçants, 92% n’ont jamais donné suite aux propositions par téléphone, 35% raccrochent immédiatement, 63% déclinent la proposition et raccrochent, seulement 2% écoutent jusqu’au bout.

Cela semble très peu mais, compte tenu de l’importance du nombre des appels, les sociétés de démarchage téléphonique estiment ce mode de prospection suffisamment rentable pour recruter de nouveaux clients.

La loi du 17 mars 2014 oblige les entreprises pratiquant le démarchage téléphonique d ‘adhérer à Bloctel et à transmettre leur fichier afin qu’en soient retirés les numéros figurant sur la liste anti-démarchage sur laquelle tout consommateur peut s’inscrire. L’inscription peut se faire soit en ligne sur « bloctel.gouv.fr » soit par courrier à l’adresse : Bloctel, 6, rue Nicolas-siret, 10000 Troyes.. Ce service est censé stopper les appels passés sur un fixe ou un portable visant à vendre un bien ou un service.

2 mai 2017

PETIT PROFIT GROS BENEFICE….

 

A la lecture de son avis d’échéance de loyer  d’août 2016, une habitante de PINEUILH, G.S. remarque que 1,20 euro lui est facturé pour un service extranet. Elle contacte l’organisme de gestion CITYA BELVIA sis rue d’Ornano à Bordeaux. En réponse ce Syndic fait savoir « qu’il s’agit de la mise à disposition des documents quittances, avis d’échéance sur leur espace client internet ». Aucune reconnaissance d’erreur ou de remboursement n’est fait. Notre adhérente prend contact avec notre association. Un mail est adresse à la Ste de Gestion CITYA BELVIA lui rappelant l’intégrité de l’article 21 de la loi du 6/7/1989 concernant la gratuité de l’envoi d’échéancier ou quittance au locataire. Le lendemain, CITYA BELVIA nous fait savoir qu’il annule la facturation de l’accès extranet et rembourse les 7 mois indûment prélevés.

P.M

2 mai 2017

Chercher le bon logo !

Labels, appellations, médailles,,,, pullulent afin de rassurer les consommateurs que nous sommes sur la qualité et l’origine des produits achetés.

En France, parmi tous les signes d’identification, 6 logos sont officiels et fiables. Ils répondent à un cahier des charges strict, validé par des organismes indépendants.

° Le logo AB (agriculture biologique) garantit qu’au moins 95% des ingrédients sont issus d’un mode de production biologique respectueux de l’environnement et du bien-être animal et que l’usage de pesticides, d’engrais chimiques et d’ O.G.M est exclu.

Le logo eurofeuille indique que toute l’Europe doit respecter les mêmes exigences et appliquer les mêmes contrôles. Par contre, il ne précise rien sur l’emballage et le transport, le savoir-faire, l’équilibre nutritionnel et la qualité gustative du produit.

°Le logo AOC (appellation d’origine contrôlée) créé en 1935 pour les vins et eaux de vie, est le plus ancien des labels officiels .

Il indique que les produits sont élaborés dans une zone géographique précise, selon un savoir-faire reconnu impliquant une démarche collective des producteurs.

    °L’AOP (appellation d’origine protégée) est apparue en 2006 et est l’équivalent européen de l’AOC . Elle protège le nom des produits d’une utilisation abusive dans l’U.E. et garantit leur origine et leur élaboration . (ex : Piment d’espelette, beurre d’Isigny….)

Il est important de savoir que le produit AOC, dépendant d’un terroir, peut présenter un goût différent d’un producteur à un autre.

  °L’IGP ( indication géographique protégée) garantit le lien entre le produit et son terroir mais n’apporte de garantie ni sur la qualité du produit ni sur l’origine des ingrédients. Seule l’élaboration finale doit être réalisée selon des conditions bien déterminées. (ex: pruneaux d’Agen) .

 

°Le logo STG (spécificité traditionnelle garantie) protège, depuis 1993, une composition ou un mode de production définis comme traditionnels.

Il ne cible ni les ingrédients ni la zone géographique mais le savoir-faire mis en œuvre.

    ° Le logo label rouge, créé en 1960, est le plus connu. Il certifie que le producteur adhère à un groupement qui s’ impose des règles de production contraignantes afin de procurer aux produits ( alimentaire ou non : volailles, lait, plantes,..) une qualité supérieure.

AM.B

2 mai 2017

Nouveau

Afin de mieux répondre aux besoins des consommateurs, l’UFC Que Choisir Vélinois Pays Foyen organise une permanence de conseils et d’informations, le premier samedi de chaque mois, de 9h30 à 12h30, dans le local de Coeur de Bastide au 44, rue Alsace Lorraine à Sainte Foy la Grande. Nous serons heureux de vous y accueillir. Aucun changement en ce qui concerne les permanences à Port Sainte foy.

http://www.coeurdebastide.fr/

2 mai 2017

PROJET DE « METHANISEUR » A ST ANTOINE DE BREUILH (SUITE)

 

Dans notre »Flach Conso » de septembre 2016, nous parlions de l’enquête publique demandée en vue de l’installation prévue d’un « méthaniseur » sur la commune de St Antoine de Breuilh. Nous avions participé à cette enquête (juin et juillet 2016) et avions émis des réserves quant au choix du site retenu pour l’implantation de la structure, à savoir à 80 mètres de «  l’aire des gens du voyage » qui, elle, se trouve en fait sur la commune voisine de Port Ste Foy.

Dans les conclusions de son rapport, le Commisaire Enquêteur rappelle bien nos réserves, mais l’implantation prévue étant à 80 mètres et la loi imposant une distance minimum de 50 mètres, tout est « dans les clous » ! Sur le fond de la réserve que avions faite, rien n’est dit.

Rien n’est dit non plus sur les réserves émises par la commune de Port Ste Foy. En un mot, tout, dans le projet, est conforme après les quelques améliorations demandées par les services de l’Etat, et l’avis donné par le Commissaire est favorable.

Par contre, nous protestons contre le fait qu’il nous ait fallu insister maintes fois à la Mairie de St Antoine pour pouvoir consulter ce rapport, ce qui n’est pas normal : déposé en Sous Préfecture le 18 août 2016, nous n’avons pu le consulter que le 18 janvier 2017et ce alors que nous allions faire appel aux services de la CADA (Commission d’Accès aux Documents Administratifs).

H C.

2 mai 2017

LA FIN DES JUGES DE PROXIMITÉ

 

Déjà différée en 2013 et en 2015, la suppression des juges de proximité aura bien lieu au 1er juillet 2017. Rattachés aux tribunaux d’instance, ces juges avaient pour mission de régler à l’amiable les litiges des particuliers dont l’enjeu financier ne dépassait pas 4000 €.

Le recours à ces magistrats avait pour avantage d’être simple (une .lettre ou un formulaire cerfa n°14333*02 disponible sur internet, tous deux déposé au greffe du tribunal compétent), gratuit, d’issue plus rapide et capable, comme tel, de désengorger les tribunaux.

Il faudra donc, comme avant 2002, date de création des juges de proximité, s’adresser à nouveau au tribunal d’instance pour les petits litiges du quotidien,. Ainsi le veut la loi du 8 août 2016, dite de « modernisation de la justice du XXI° siècle », qui, en dépit de son but affiché- rapprocher la Justice du citoyen- risque, si elle ne s’en donne pas les moyens adéquats, de décourager bien des demandeurs en raison de la lourdeur des procédures et des coûts..

Il serait particulièrement regrettable que disparaisse, avec cette réforme (dont toutes les modalités ne sont pas encore fixées), toute forme de règlement amiable des conflits.

Toutefois, la nouvelle loi aura au moins réussi sur un point : ramener la concorde parmi les magistrats de carrière, pas toujours bien disposés envers les juges de proximité, ces auxiliaires étrangers au sérail, bien qu’issus de professions juridiques et nommés pour sept ans.

J.I

2 mai 2017